Friday, July 4, 2008

Extraits: Enfants des rues de Bombay, Snehasadan, La maison de l'amitie

"... la seule demarche vis a vis de ces enfants parfois assez difficiles
etait de les aimer tels qu'ils etaient, avec beaucoup de respect pour
leur dignite
et leur besoin de liberter. Snehasadan a su comprendre aussi que ces
enfants, sous des dehors
d'independance et d'autonomie cachaient des besoins profonds et une
blessure: celle de pas pas avoir ete aimes.

Il y a plusieurs raisons qui les poussent a chercher une nouvelle vie
dans la ville:
la mort de leurs parents, la presence de beaux parents, l'alcoolisme
des parents, la pauvrete et finalement leur propre amour de
l'aventure. Derriere toutes ces raisons, il existe un profond
sentiment de ne pas etre desire, de ne pas etre aime, et ne sachant
comment y faire face, ils montent dans un train.

[le profil psychologique des enfants des rues]
Le besoin de liberte et celui de vivre le moment present sans penser
au futur constituent des traits fondamentaux de leur personnalite. Les
qualites remarquees chez les enfants des rues sont la creativite, le
courage, le sens de l'independance et la debrouillardise: elles sont
developpees par la lutte pour la survie.

Cependant ils connaissent des troubles psychologiques causes par la
rupture familiale
et la vie dans la rue: il leur manque une identite familiale et
sociale. il leur manque aussi la presence d'un adulte qui prenne soin
d'eux, qui les guide et leur donne un sentiment de securite.

La bande confere une identite a chacun de ses membres, et un moyen de
recreer des liens affectifs. La bande acquiert ainsi une double
fonction: elle procure affection et solidarite d'une part, et un
statut social d'autre part.
"

Tuesday, April 15, 2008

Voila

On y est donc. Des elections historiquement "free and fair" ont  finalement propulse les maoistes au pouvoir (absolu).
A la surprise generale des mamouths de la vie politique nepalaises qui n'ont, a aucun moment, vu le coup venir. 
Il est certain que les nepalais, dans leur majorite, cad pauvre et opprimee, desesperaient de voir les choses changer. Il etait evident que les grabataires du NC et de l'UML auraient ete incapables, malgre leurs promesses formolisees ayant depuis longtemps perdu toute credibilite, d'apporter le moindre changement a la vie politique, economique et sociale du pays.


De l'avis general, l'enthousiasme des voteurs etait evident,  les troubles et/ou irregularites ridiculement minimes et limites, c'est donc le "peuple" avec un grand P qui cette fois s'est exprime... Bien sur il est impossible d'estimer a quel point la crainte, la/les menaces et/ou la manipulation des consciences a joue dans ce resultat, mais apres tout c'est le propre du peuple de pouvoir etre manipule, et on (cad les politiques) aurait tort de s'en priver.

La question a laquelle il reste a apporter une reponse, est de savoir si ce Peuple, a bien compris les implications d'un tel choix. Il Lui reste a decouvrir que Maoisme ne rime pas, pas plus au Nepal qu'ailleurs, avec Democratie.

Monday, January 14, 2008

Et après ?

Au bord de l'eau, dans un petit village indien, un bateau rentre au port.

Un Américain qui est là, complimente le pêcheur sur la qualité de ses prises et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.

- Pas très longtemps, répond le pêcheur.

- Mais alors, pourquoi n'êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus, demande l'Américain.

L'Indien répond que ces quelques poissons suffisent à assurer la subsistance de sa famille.

L'Américain demande alors :

- Mais que faites-vous le reste du temps ?

- Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie.

L'Américain l'interrompt :

- J'ai un MBA de l'université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Delhi, puis peut-être New York d'où vous dirigeriez toutes vos affaires.

L'Indien demande alors :

- Et combien de temps cela prendrait-il ?

- 10 ou 20 ans, répond l'Américain.

- Et après ?

- Après ? C'est là que ça devient intéressant, répond l'Américain en riant, quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions.

- Des millions ? Mais après ?

- Après ?

- ... Vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis...