Sunday, May 27, 2012

Working partnership

FROM THE DESK OF MR NAZIM ZAYID
CORPORATE FINANCE DEPARTMENT
BANK OF AFRICA (BOA)
770 AVENUE SANGOULE LAMZANA
OUAGADOUGOU
BURKINA FASO
WEST AFRICA

Good day
 
I am Mr Nazim Zayid ,the senior officer in charge of Corporate Finance affairs at Bank of Africa (BOA) in Ouagadougou, Burkina Faso .I write to solicit your assistance and collaboration in actualizing a financial transaction  that will be a mutual benefits to both of us and our families.

In my department  ,I discovered a dormant account file of $6,835,000 (Six million eight hundred and thirty five thousand dollars) in a domiciliary bank account which belongs to a foreign customer who died with his wife and two children in a plane crash since 2003. Since we got information on his death,we have been expecting his next of kin or relation to come and claim his money because it cannot be released unless somebody applies for it as a relation but unfortunately ,his supposed next of kin died alongside with him leaving nobody behind to claim the fund. Therefore ,upon this discovery I have decided to establish a cordial business relationship with you to enable both of us claim the fund .
 
The Banking law and guideline here in Burkina Faso stipulates that if such money is not claimed nine years after the death of the decedent, the account will be closed and the fund will be reverted into the government treasury as unclaimed fund .The request for your assistance and maximum co-operation as a foreigner to stand as the next of kin in this transactions occasioned by the fact that the deceased customer was a foreigner and a Burkinabe can not stand as next of kin or a relation to him . Upon the smooth conclusion of this transaction, You are entitled to forty (40%) percent of the money for your collaboration in this project while sixty (60%) percent will be for me.  I stand to assure you that there is no risks in this transaction for it is legitimate , risk free because all logistics are in place and all modalities worked out for a smooth actualization of the transaction before I made this proposition to you to act as the foreign relation to the deceased .

I will also send to you the detailed procedures of the transaction when I hear from you  . I suggest you get back to me in my alternative email address as soon as possible stating your wish in this transaction..My alternative email address is   nz77777777@voila.fr   You can also reach me at  +226-77919109 ) to enable us start with the appropriate arrangement for the onward release and transfer of the fund into your bank account. I do not need to remind you of the absolute secrecy and confidentiality that this transaction demands .

Please feel free to contact me for further information
 
Thanks and best regards

MR  NAZIM ZAYID

TELEPHONE / + 226-7791-9109

Thursday, December 3, 2009

Xavier Emmanuelli

Déracinés, les enfants des rues survivent dans un jeu de cache-cache permanent avec le monde des adultes, jugé agressif.

L'exclusion est la pathologie sociale de notre temps. Elle est liée à la pauvreté économique et en cela est accentuée par la crise financière, mais elle est surtout la conséquence de notre mode de vie en milieu urbain…Conséquence des exodes ininterrompus qui depuis des décennies drainent vers les cités des populations nouvelles.

Celles-ci abandonnent les rites, rythmes et coutumes des sociétés traditionnelles qui dans une certaine mesure les protégeaient pour venir constituer des villes-monstres, des mégapoles, sur tous les continents, qui rendent chacun étranger à l'autre, et fabriquent des bidonvilles à l'infini.

Ce phénomène émergent est universel, ces hommes et ces femmes ne sont plus insérés dans un projet commun de société et se replient sur des agrégats communautaires ou ethniques dans les meilleurs des cas ou, pire, restent aux marges et survivent à la rue, inventant des comportements rudimentaires d'une existence au jour le jour.

La rue, un non lieu

Il est une exclusion intolérable générée par ces vies marginales : celle des enfants ou plus généralement des jeunes mineurs qui tentent eux aussi de survivre sans protection, sans affection, dans la violence d'un monde sans perspective. Ils sont à la rue.

Pour diverses raisons, ils n'ont plus de liens familiaux, mais pour la plupart ils sont les victimes des exodes qui ont déraciné leurs parents biologiques.

La rue est un non lieu, bien que ce soit un espace de vie, ce n'est pas un espace rassurant, et les enfants qui évoluent sont constamment en danger, ils recherchent d'abord une protection, c'est pourquoi ils vont se constituer en petites bandes, d'abord en groupes erratiques de deux ou trois avant de former une entité plus organisée dès qu'un moins jeune ou un ancien de la rue plus expérimenté en prend la direction.

Direction est sans doute un mot fort pour signifier qu'un chef, qu'un caïd, va mener le groupe. Ce groupe, c'est la tentative d'une reconstitution familiale qui permet de se retrouver entre semblables et avoir le sentiment d'être protégé, de se sentir vivant.Mais le prix à payer est très lourd, les grands dominent les petits par la sexualité, comme dans la meute des origines.

Cette vie précaire est pourtant la seule solution de survie. Le rythme du sommeil est évidemment perturbé comme la maturation du psychisme. Le rapport au langage est pauvre, fait d'invectives, d'ordres, d'insultes, et les enfants communiquent entre eux par une sorte d'argot, non pas un langage d'initié, mais un patois "patchwork" fait de locutions sans grammaire, venues des langues vernaculaires de l'endroit.

Pourtant c'est la langue qui constitue un être social, et c'est pourquoi l'enfant appartenant au groupe, aura du mal à percevoir les échanges sociaux nécessaires à sa future insertion.

Le territoire de la nuit

La perception de l'espace est réduite à sa place dans le groupe du moins de la place qui lui est assignée. L'espace extérieur quand à lui est l'espace du territoire : l'espace que le groupe a conquis est occupé pour des activités de vol ou de mendicité, mais c'est aussi le territoire de nuit, territoire de repos et de repli, limité par une paroi, un mur, des arcades, un poteau indicateur, c'est l'espace familier, véritable projection du moi.

Chaque groupe a son territoire, celui-là même qu'il a acquis et qu'il va défendre.Les quatre fondamentaux qui façonnent la personne humaine sont altérés : le corps, le temps, l'espace, et la sociabilité.

Aucune tribune pour déposer sa souffrance

Le corps de l'enfant – groupe ne comprend pas ses limites, c'est pourquoi il n'a pas connaissance de son altération et le perçoit souvent comme une ressource possible, ce qui peut le mener à la prostitution. Mais l'enfant de la rue sait qu'il n'a aucune tribune pour déposer sa souffrance ou son angoisse. Il vit dans un temps qui ne s'écoule pas, où il ne se passe rien.

Ce sont toujours les mêmes gestes, les mêmes actes ceux de la répétition, seule une descente de police ou le décès d'un voisin peuvent rompre la monotonie de ce perpétuel présent de la survie.

Pourtant ces enfants jouent, c'est même leur caractéristique. Ils grandissent par le jeu dans l'atroce liberté de la rue, du jeu tragique de la vie, et de la mort, dont ils n'évaluent pas l'enjeu.

Ils ont tôt fait de repérer les associations de bonne volonté qui tentent de les aider avec plus ou moins de professionnalisme et vont les instrumentaliser dans une démarche ludique et de fait, vont les placer en situation de concurrence.

Colle, hallucinogène, héroïne

Tous les groupes d'enfants à travers le monde usent de toxiques, colle, amphétamines, hallucinogènes ou de produits plus élaborés, psychotropes ou héroïne. Cette prise de drogue a pour effet de se couper ses sensations, du sommeil, de la fatigue, de la faim, des souvenirs et des messages du corps qui se constitue et que l'enfant ne comprend pas.

Elle conduit à des sentiments d'indestructibilité, d'invulnérabilité… elle permet de réaliser les vols et les délits et renforce cette impression irréelle de cache-cache permanent avec le monde des adultes forcément agressif.

A travers le monde vont et viennent, aux marges de la société urbaine ces groupes d'enfants des rues. Ils n'ont aucun rapport avec les cultures sociétales ambiantes. Ces groupes sont le témoignage de conduites constantes archaïques qui n'ouvre évidemment pas sur l'anticipation.

Mais un psychisme d'enfant peut évoluer, et même vite si on fait comprendre, si l'on a la patience et le savoir faire qu'il existe une autre réalité, celle d'une société où ils auraient leur place, où ils auront des soins et de l'affection, où ils pourront apprendre et devenir des adultes.

Mais pour cela, il est nécessaire de leur expliquer, et c'est un travail de pédagogie à la rue, que ces codes de survie si utiles, si nécessaires qu'ils ont développés, doivent être abandonnés pour d'autres codes, ceux de la vie en société, qu'ils y trouvent leur intérêt.

Etats confusionnels et paranoïaques

C'est à ce moment qu'il faut faire preuve d'un grand professionnalisme : l'abandon trop rapide des amphétamines peut donner des états dépressifs, l'abandon des solvants, des états confusionnels et paranoïaques. Il faut du temps pour reconquérir la grammaire du temps, de la persuasion et de l'autorité pour faire accepter les contraintes de l'espace du centre d'hébergement, manifester beaucoup de sympathie et d'affection pour les enfants qui vivent un monde d'émotions.

En somme leur faire perdre leur code de survie et cet espace d'évolution du jeu pour les faire évoluer vers une vie sociale. En somme les faire grandir, leur donner des atouts pour devenir des hommes.

Friday, April 24, 2009

Child Participation

Rights of Parents and Children
 
 
              Poem to MOM
 My son came home from school one day,
 With a smirk upon his face.
 He decided he was smart enough,
 To put me in my place.
 'Guess what I learned in Civics Two,
 that's taught by Mr. Wright?
 It's all about the laws today,
 The 'Children's Bill of Rights.'
 It says I need not clean my room,
 Don't have to cut my hair
 No one can tell me what to think,
 Or speak, or what to wear.
 I have freedom from religion,
 And regardless what you say,
 I don't have to bow my head,
 And I sure don't have to pray.
 I can wear earrings if I want,
 And pierce my tongue & nose.
 I can read & watch just what I like,
 Get tattoos from head to toe.
 And if you ever spank me,
 I'll charge you with a crime.
 I'll back up all my charges,
 With the marks on my behind.
 Don't you ever touch me,
 My body's only for my use,
 Not for your hugs and kisses,
 that's just more child abuse.
 Don't preach about your morals,
 Like your Mama did to you.
 That's nothing more than mind control,
 And it's illegal too!
 Mom, I have these children's rights,
 So you can't influence me,
 Or I'll call Children's Services Division,
 Better known as C.S.D.'
 
 Mom's Reply
 Of course my first instinct was
 To toss him out the door.
 But the chance to teach him a lesson
 Made me think a little more.
 I mulled it over carefully,
 I couldn't let this go.
 A smile crept upon my face,
 He's messing with a pro.
 Next day I took him shopping
 At the local Goodwill Store...
 I told him, 'Pick out all you want,
 There's shirts & pants galore.
 I've called and checked with C.S.D
 Who said they didn't care
 If I bought you K-Mart shoes
 Instead of those Nike Airs.
 I've canceled that appointment
 To take your driver's test.
 The C.S.D. Is unconcerned
 So I'll decide what's best. '
 I said 'No time to stop and eat,
 Or pick up stuff to munch.
 And tomorrow you can start to learn
 To make your own sack lunch.
 Just save the raging appetite,
 And wait till dinner time.
 We're having liver and onions,
 A favorite dish of mine.'
 He asked 'Can I please rent a movie,
 To watch on my VCR?'
 'Sorry, but I sold your TV,
 For new tires on my car.
 I also rented out your room,
 You'll take the couch instead.
 The C .S.D. requires
 Just a roof over your head.
 Your clothing won't be trendy now,
 I'll choose what we eat.
 That allowance that you used to get,
 Will buy me something neat.
 I'm selling off your jet ski,
 Dirt-bike & roller blades.
 Check out the 'Parents Bill of Rights',
 It's in effect today!
 Hey hot shot, are you crying,
 Why are you on your knees?
 Are you asking God to help you out,
 Instead of C.S.D..?'

Friday, July 4, 2008

Extraits: Enfants des rues de Bombay, Snehasadan, La maison de l'amitie

"... la seule demarche vis a vis de ces enfants parfois assez difficiles
etait de les aimer tels qu'ils etaient, avec beaucoup de respect pour
leur dignite
et leur besoin de liberter. Snehasadan a su comprendre aussi que ces
enfants, sous des dehors
d'independance et d'autonomie cachaient des besoins profonds et une
blessure: celle de pas pas avoir ete aimes.

Il y a plusieurs raisons qui les poussent a chercher une nouvelle vie
dans la ville:
la mort de leurs parents, la presence de beaux parents, l'alcoolisme
des parents, la pauvrete et finalement leur propre amour de
l'aventure. Derriere toutes ces raisons, il existe un profond
sentiment de ne pas etre desire, de ne pas etre aime, et ne sachant
comment y faire face, ils montent dans un train.

[le profil psychologique des enfants des rues]
Le besoin de liberte et celui de vivre le moment present sans penser
au futur constituent des traits fondamentaux de leur personnalite. Les
qualites remarquees chez les enfants des rues sont la creativite, le
courage, le sens de l'independance et la debrouillardise: elles sont
developpees par la lutte pour la survie.

Cependant ils connaissent des troubles psychologiques causes par la
rupture familiale
et la vie dans la rue: il leur manque une identite familiale et
sociale. il leur manque aussi la presence d'un adulte qui prenne soin
d'eux, qui les guide et leur donne un sentiment de securite.

La bande confere une identite a chacun de ses membres, et un moyen de
recreer des liens affectifs. La bande acquiert ainsi une double
fonction: elle procure affection et solidarite d'une part, et un
statut social d'autre part.
"

Tuesday, April 15, 2008

Voila

On y est donc. Des elections historiquement "free and fair" ont  finalement propulse les maoistes au pouvoir (absolu).
A la surprise generale des mamouths de la vie politique nepalaises qui n'ont, a aucun moment, vu le coup venir. 
Il est certain que les nepalais, dans leur majorite, cad pauvre et opprimee, desesperaient de voir les choses changer. Il etait evident que les grabataires du NC et de l'UML auraient ete incapables, malgre leurs promesses formolisees ayant depuis longtemps perdu toute credibilite, d'apporter le moindre changement a la vie politique, economique et sociale du pays.


De l'avis general, l'enthousiasme des voteurs etait evident,  les troubles et/ou irregularites ridiculement minimes et limites, c'est donc le "peuple" avec un grand P qui cette fois s'est exprime... Bien sur il est impossible d'estimer a quel point la crainte, la/les menaces et/ou la manipulation des consciences a joue dans ce resultat, mais apres tout c'est le propre du peuple de pouvoir etre manipule, et on (cad les politiques) aurait tort de s'en priver.

La question a laquelle il reste a apporter une reponse, est de savoir si ce Peuple, a bien compris les implications d'un tel choix. Il Lui reste a decouvrir que Maoisme ne rime pas, pas plus au Nepal qu'ailleurs, avec Democratie.

Monday, January 14, 2008

Et après ?

Au bord de l'eau, dans un petit village indien, un bateau rentre au port.

Un Américain qui est là, complimente le pêcheur sur la qualité de ses prises et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.

- Pas très longtemps, répond le pêcheur.

- Mais alors, pourquoi n'êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus, demande l'Américain.

L'Indien répond que ces quelques poissons suffisent à assurer la subsistance de sa famille.

L'Américain demande alors :

- Mais que faites-vous le reste du temps ?

- Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie.

L'Américain l'interrompt :

- J'ai un MBA de l'université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Delhi, puis peut-être New York d'où vous dirigeriez toutes vos affaires.

L'Indien demande alors :

- Et combien de temps cela prendrait-il ?

- 10 ou 20 ans, répond l'Américain.

- Et après ?

- Après ? C'est là que ça devient intéressant, répond l'Américain en riant, quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions.

- Des millions ? Mais après ?

- Après ?

- ... Vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis...

Thursday, October 4, 2007

Qui gouverne ?

Au Nepal, on le sait, les choses sont rarement ce qu'elles parraissent, et les etiquettes sont trompeuses.
Les commercants n'auront pas le moindre scrupule  a vous vendre au prix fort une echarpe ostensiblement etiquetee "100% pashmina made in nepal", alors qu'elle est en realite 100% viscose made in china. Car au Nepal, plus c'est gros, et plus ca passe.

Officiellement, les Maoistes ne sont plus au gouvernement, et n'y ont jamais tenu un tres grand role. Ce sont pourtant eux qui dirigent le pays. Leur emprise ne se limite plus seulement, comme c'etait le cas ou cours des 10 annees de guerre civile, a la vie quotidienne des paysans dans les campagnes, ce qui represente quand meme les 3/4 de la population, mais aussi a la classe bourgeoise des villes qu'ils ont pu envahir grace aux accords de paix, et plus encore a l'avenir meme du pays. Cette situation on la doit d'abord aux politiciens grabataires qui pour reconquerir le pouvoir et prendre la place du roi, etaient prets a tous les compromis, jusqu'a faire pacte avec le diable.
 
Quand le venerable Girija s'est allie en grande pompe aux maoistes,  posant comme  un champion de la democratie (qu'il n'a jamais ete de toute sa carriere),  il n'imaginait pas une seconde qu'au bout du compte ce serait en realite les maoistes qui decideraient si les elections auraient lieu au pas, quand et sous quelle forme (celle qui leur conviendra le mieux). C'est bien fait pour lui sans doute, et on ne le plaindra pas. Le malheur est que dans son orgueil et son aveuglement, l'imbecile qui se voyait deja candidat au Nobel a entraine tout un pays dans une impasse, dont on peine aujourd'hui a discerner l'issue.